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11 novembre, 2010

Posté par estermann dans : Non classé , ajouter un commentaire

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Amis lecteurs,

Je vous propose de suivre pas à pas les exaltations et les angoisses d’un tournage au fin fond de l’Arménie, là où une cruelle nuit de décembre 1988 la terre a tremblé.

Sur ces ruines, ce paysage dévasté, j’ai suivi l’équipe française de tournage pendant quinze jours pour laisser une trace, pour apprécier avant sa diffusion sur France 2 ce petit film si touchant, si profond. Un court métrage de Lévon Minasian, réalisateur français, né en Arménie.

Le film traite du destin d’une jeune fille de 13 ans, née au moment du tremblement de terre, orpheline et muette, qui vit dans une petite baraque (domik) avec son grand-père qui la chérit. Musicienne, elle va participer à un concours international où elle présentera un morceau de Schubert. Pour faciliter son entraînement, la ville lui prête un piano qui ne rentrera jamais par la porte de la petite baraque.

Ester Mann

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Prix des internautes du Monde.fr 8 juillet, 2010

Posté par estermann dans : Annonce des PRIX dans les FESTIVALS,Non classé , ajouter un commentaire

Pendant une semaine, j’étais fixée sur la progression du film, chaque vote supplémentaire était une joie, jusqu’au moment ultime où naissait en nous l’envie folle d’un chiffre rond. Une folie.

Je lance alors le soir de la clôture un appel sur Facebook où je n’ai que très peu d’amis…

‎9927 pour nous, mais 10 000, cela serait quand même plus sexy… avis aux amateurs cinéphiles….

Prix des internautes du Monde.fr dans Annonce des PRIX dans les FESTIVALS safe_image.php?d=d0306329339a57e859fc8f18cdbdce36&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fs1.lemde.fr%2Fimage%2F2011%2F01%2F13%2F155x0%2F1465330_3_e366_visuel-du-festival-international-du

Désignez votre court-métrage de l’année – LeMonde.fr

www.lemonde.fr

Le Monde.fr – Le Monde.fr s’associe au prix France Télévisions du court-métrage pour décerner le prix des internautes. Du 13 au 30 janvier, visionnez les 8 courts-métrages en compétition et votez pour votre préféré.

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    • 161416_1022892842_5745015_q dans Annonce des PRIX dans les FESTIVALS  Audrey Estermann Allez plus que 66!!!

      dimanche, à 22:06 ·

    • 161416_1022892842_5745015_q  Audrey Estermann PLUS QUE 36

      dimanche, à 23:30 ·

    • 161416_1022892842_5745015_q  Audrey Estermann C’est fait 10028, merci à tous

      Hier, à 08:12 ·

    • Une amie : je le savais!!

      Hier, à 09:53 ·  

    • 161661_525954832_2371388_q  Levon Minasian Beh, dis-dons… Qui aurait pensé?

      Hier, à 11:05 ·

    • 161416_1022892842_5745015_q  Audrey Estermann le succès dépasse nos attentes les plus folles

      Hier, à 12:18 ·  

    • La même amie : Ce n’est pas pour faire des louanges au créateur parce que on l’aime bien mais sa création elle est vraiment excellente!!!

    • Hier, à 12:31 ·  

    • 161661_525954832_2371388_q  Levon Minasian est devenu tout rouge…

      161416_1022892842_5745015_q  Hier, à 12:50 ·  · tddUIK01p63 1 personne

    • Audrey Estermann C’est fini, la votation est close. Merci à tous.

      Hier, à 18:26 ·

    •  Une autre amie : Ca s’est fini avec combien de voix?

      Il y a 23 heures ·

    •  161661_525954832_2371388_q  Levon Minasian ‎10.082!!!

      Il y a 23 heures ·  · tddUIK01p63 1 personne 

    •  Bravo!

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Clermont ferrand, le Cannes du court. 4 juillet, 2010

Posté par estermann dans : Annonce des PRIX dans les FESTIVALS,Lire tout le journal,Non classé , ajouter un commentaire

1809781015010316233483352595483263170222185126s1.jpg Le film est tout juste fini et il a déjà une vie : Mention speciale du festival

http://www.clermont-filmfest.com/index.php?&m=128&c=3&id_film=200017070&o=113

 http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=128

Premiers spectateurs, une salle de 1500 places, pleine à craquer et le réalisateur qui est au milieu de cette foule, qu’il entend respirer dans le noir et… rire aux éclats. Et c’est ce rire, cette vague déferlante, qui nous baigne de bonne humeur, du bonheur d’avoir accompli quelque chose pour eux. Tout fonctionne : la balalaïka, les traits d’humour, les disputes : Comment tu ne veux pas que je t’aide? Mais je suis celui qui pourrait le mieux t’aider, ne me vexe pas? la perruque de Séroj, Madame Galoyan, qui arrive magistrale dans sa robe rouge, le seau d’eau, la tasse de thé, les propositions de Vatcho… et des rires de partout, devant derrière, à côté ; une masse mouvante, répercutante qui s’exprime joyeuse, compacte et par ricochets parfois d’un bout à l’autre de la salle Cocteau.

Des rires  fusent sur les points encore peu abordés du texte, qui se découvrent là avec le nombre impressionnant de spectateurs, cette grande diversité de sensibilités qui est rassemblée en un même point, captive de l’écran. » Toi aussi tu es notre richesse nationale » et celle que j’aime par dessus tout quand Séroj montre à Galayan la chaîne accrochée au piano symbolisant  l’impossibilité de le faire pénétrer dans la maisonnette :  » Cela nous dépasse« .

Et la qualité de l’émotion dans les moments de douceur, les moments subtils où les sentiments profonds noient la courette de nostalgie et d’amour, ces moments où Loussiné en jouant  sourit à son grand-père, ce moment sincère et authentique où il la regarde, les voisins qui au -delà de leurs différences, de leurs problèmes individuels trament de leur voix, de leur regard le vrai visage d’une humanité  belle, loin du conformisme, du confort matériel et des apparences sociales.

Le Piano n’a pas eu le prix France Télévision décerné à un autre film sur d’autres voisins, un film très beau film d’origine algérienne qui montre ce qui se passe dans la terreur : la défiance vitale envers les voisins, les murmures pour se dire des choses du coeur, les faux semblants, les sourires derrière lesquels se tapit la Mort. Chaque voisin devient par sa proximité même un ennemi potentiel,  un film qui montre courageusement que l’acte le plus anodin,  demander un tire-bouchon à ses voisins de palier, est un acte de bravoure, de folie. Au centre du film, de l’immeuble, un l’escalier qui ouvre sur le vertige de ce qu’il y a de plus obscur dans les hommes : le meutre, la dénonciation, la violence, la sauvagerie sont les marches banales de cette spirale. On ne mourra pas ( Amal Kateb) vaine incantation, faible désir, la mort frappe, sauvage, sans discernement, là où reste le peu d’amour et de joie.

Mettre en parallèle ces deux films est un très bon exercice pour la raison, pour l’âme aussi : deux choix sont possibles devant le malheur, deux villes dévastées, sauvagement meurtries :

- la dénonciation violente de la violence, chaque détonation touche une cible à l’aveuglette, oppresse dans un sentiment claustrophobe de chasse à l’homme

- ou l’absurde, le rire, qui ouvre l’âme, la prépare à des jours meilleurs. Le Piano, c’est une autre réponse à la brutalité du destin, c’est réellement une transcendance par l’Art et la Bienveillance. Les personnages du Piano sont maladroits, coincés dans leur époque (entre communisme et capitalisme triomphant), entre deuils et rires, mais ce que l’on voit c’est surtout leur  coeur, et c’est sûrement ce coeur là qui palpite d’humanité dans la petite courette qui fait que ce film touche autant le public.

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